André Tignon - - Jusqu'au bout de l'effort
Dans le Paris-Brest-Paris réunissant 5.230 participants venus des cinq continents, on comptait 96 nordistes qui ont payé un lourd tribut aux mauvaises conditions météorologiques.

L'épreuve, qui tous les 4 ans impose de parcourir 1225 kms en moins de 90 heures, est devenue le brevet phare des randonneurs. Au point qu'on y trouve désormais plus d'étrangers, que de Français. Dans ce peloton, la délégation nordiste était donc toute modeste avec 41 Randonneurs du Pas-de-Calais et 55 du Nord. En cette édition calamiteuse, la proportion des abandons fut de 30% au lieu des 15% de la dernière édition qui avait bénéficié du beau temps. Force est de constater que les Nordistes, avec 38 renoncements sur 96 partants, n'ont pas mieux résisté que le reste de la troupe.

Pourtant, en la personne de Raymond Barbry (50 ans) d'Arras et de Yves Lourme (44 ans) de Béthune, ils étaient joliment bien représentés à l'avant. Ces deux randonneurs sportifs sont rentrés en 46 et 48 heures. Ce qui signifie qu'ils arrivaient déjà à Paris alors que la majorité virait tignon_jusq_au_bout_de_l'effort07_mod.jpgtout juste à Brest. Ils ont notamment pour eux l'expérience des épreuves sportives.

Le Paris-Brest-Paris se veut accessible à tout cyclo motivé et bien entraîné. Mais dans l'adversité météorologique, c'est comme si les côtes étaient encore plus nombreuses et plus longues. Les pépins physiques s'ajoutant au manque de sommeil et au manque d'appétit peuvent alors avoir raison des plus vaillants.

La solidarité familiale (photo ci-contre) s'est manifestée à Brest quand Marie-Claude Creton (Richebourg), la maman, a préféré jeter le gant dans son premier Paris-Brest. Plus expérimenté, Serge, le papa, en a fait autant. De même que Laurence (Estaires), la fille, et Olivier Boutinaud, le beau-fils. C'est la mort dans l'âme que l'on 'met la flèche' ou que l'on renonce à la performance d'un temps sportif. C'est avec courage que l'on repart, encore et toujours, pour les dernières étapes.

Pas de quoi attraper la grosse tête, explique Jean-François Damien au terme de sa réussite en 86 heures. Et d'ajouter : En fait, je suis fier d'avoir fait Paris-Brest-Paris !

André TIGNON

Date de création : 18/09/2007 @ 19:08
Dernière modification : 18/09/2007 @ 19:26
Catégorie : André Tignon
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