André Tignon - - Les plus beaux cols de France
Cyclotourisme, les plus beaux cols de France
Si la montagne est toujours belle, il ne faut pas se fier au prestige des cols du Tour de France. Les cols les plus durs ne sont pas toujours les plus hauts. Et, les plus beaux peuvent être méconnus.

Le col pyrénéen du Tourmalet (2.115 m), que les coureurs vont gravir des deux côtés (par l'est, en milieu d'étape le mardi 20 juillet 2010, puis par l'ouest avec arrivée au sommet le jeudi 22 juillet) pour célébrer le centième anniversaire de son apparition dans le Tour, réunit toutes les qualités pour être sublime !

Géographiquement parlant, les Pyrénées sont moins majestueuses que les Alpes du fait de leur étendue restreinte et de leur altitude qui se limite aux 3.404 m du Pic d'Aneto contre les 4.807 m du Mont Blanc.

Le cycliste y trouve des cols qui, comme le Tourmalet, n'ont pas à rougir devant leurs collègues alpins. Que ce soit au départ de Sainte-Marie-de-Campan (versant est via La Mongie) avec une élévation de 1.455 m sur 23,5 km (soit 6,2 % de moyenne mais 8,5 % sur les 11 derniers kilomètres) ou au départ de Luz-Saint-Sauveur (versant ouest via Barèges) avec 1.405 m d'élévation en 19 km (soit une belle moyenne régulière de 7,5 %). Et la surprise est totale quand on escalade le méconnu Port de Pailhères (2.001 m).

Une horrible beauté pour les coureurs

En l'absence, cette année, des géants du Galibier, de l'Iseran, de la Bonette et même du Ventoux, comme de l'Alpe d'Huez, la montagne n'en sera pas moins d'une horrible beauté pour les coureurs qui grimperont le col de la Madeleine (26,5 à 6 %) dès aujourd'hui, avant d'arriver à Saint-Jean-de Maurienne.

Sachant que ce sont les coureurs qui font la course, un col bénin peut se révéler décisif s'il se trouve en fin d'étape ou si la bagarre générale y est déclenchée. Ainsi la montée vers Morzine-Avoriaz qui culmine à 1.790 m après 13 km à 6,1 % d'efforts.

Après la montée, la... descente

Sans bénéficier du statut de col, la montée dite Laurent Jalabert (depuis qu'il y a triomphé dans le Tour) ponctuant l'arrivée à Mende, ce vendredi 16 juillet, est terriblement redoutable avec ses 3,1 km à plus de 10 %. Le final sur le plateau rappelle qu'y fut tournée la dernière scène du film La Grande Vadrouille avec le décollage in extremis de l'aéroplane salvateur.

Car les grandes montées cyclistes sont suivies d'extraordinaires descentes qui font le charme des brevets cyclo-montagnards. Des kilomètres parcourus à vive allure sans donner le moindre coup de pédale c'est fabuleux. Et c'est la magie du vélo pour qui s'élève en touriste puis descend avec modération,

Photo ci-jointe : Avec soulagement le cyclo arrive au sommet du mont Ventoux. Il aura ensuite droit à une belle descente.

André TIGNON - www.nordeclair.fr


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Date de création : 13/07/2010 @ 18:45
Dernière modification : 13/07/2010 @ 18:45
Catégorie : André Tignon
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