André Tignon - - La saison des Brevets Randonneurs
Cyclotourisme - Cyclotouristes - Randonneurs Mondiaux parés pour la route de nuit et les aléas climatiques. Et heureux
Quand un brevet dominical mobilise de 400 à 800 participants, un Brevet Randonneur Mondial, recrute de 40 à 80 pédaleurs pour 200, 300, 400 ou 600 km. C'est la saison des longues distances.

On ne surprendra personne en révélant que le mois de juin, avec ses longues journées de clarté, convient bien aux adeptes des longues randonnées reprises au calendrier des Brevets de Randonneurs Mondiaux gérés par l'Audax Club Parisien. Des brevets proposés, outre les Audax Tournai, par quelques rares clubs régionaux, comme Orchies, Râches, Merville ou Dunkerque.

C'est un autre monde du cyclotourisme, terriblement passionnant, où tout le monde connaît tout le monde. Et où chacun mise plus sur l'endurance que sur la résistance. Même s'il importe de respecter un délai raisonnable misant sur du 16km/h, le jeu est de couvrir la distance et non de rentrer au plus vite.

Il importe, pour voyager si loin, de ménager son allure. Réussir un 200 dans les 13 h impartis n'a rien exceptionnel et il suffit d'un bon mental de randonneur autonome pour boucler en 20 h le 300, en 27 h le 400 et en 40 h le 600 km, avec un bagage minimal mais un bon équipement...

Rouler en petits groupes d'affinités

La série réussie permettra de postuler pour le Paris-Brest-Paris avec ses 1.250 km à boucler en moins de 90 h. Ou alors Boston Montréal-Boston, Madrid-Gijon-Madrid sinon Londres-Edimbourg-Londres, puisque la longue randonnée n'a pas de frontières.

Ne pas faire des BRM des épouvantails, même si les parcours ne sont pas fléchés. On y roule en petits groupes d'affinités avec un spécialiste de la lecture de cartes ou, de manière plus moderne, en se fiant au GPS embarqué sur le vélo. Un 200 km, c'est une bonne journée de vélo, sur une distance qui est aussi celle des belles étapes cyclosportives.

La quiétude du randonneur qui voyage quelque part

L'engrenage fait qu'ayant réussi aussi un 300 km, on se lance dans l'aventure d'un 400 km, puis du 600. Quitte à passer une partie de la nuit à pédaler, même si en juin le jour s'étire autant qu'il peut. Normalement, c'est-à-dire sans vent, sans pluie et sans écart de températures (!), c'est le bonheur parfait et la quiétude du randonneur qui voyage quelque part.

Au départ de Tournai ou d'Orchies, le 600 km visite Laon. Compiègne et Abbeville avant de rentrer en moins de 40 h à la maison. On aura alors bien le droit de partir de Paris pour voir Brest... et en revenir.

Photos ci-jointe : Randonneurs Mondiaux parés pour la route de nuit et les aléas climatiques. Et heureux !

André TIGNON - www.nordeclair.fr


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Date de création : 22/06/2010 @ 15:32
Dernière modification : 22/06/2010 @ 15:32
Catégorie : André Tignon
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