André Tignon - - Un flécheur sachant flécher...
Un organisateur sait qu'il doit flécher un parcours cyclotouriste, tant routier que VTT, avec autant d'efficacité que de discrétion. C'est la vertu première d'une organisation mais ce n'est pas toujours simple.Il arrive aussi, comme ici au VTT d'Annay sous Lens, qu'on réagisse différemment au fléchage du parcours.

En cyclotourisme organisé comme dans les brevets dominicaux proposés par les clubs, le premier indice de satisfaction concerne la qualité du fléchage. Et c'est bien naturel puis que l'invitation du club organisateur consiste à profiter, on allait dire "les yeux fermés", pleinement du parcours concocté. Après quoi vient le bon accueil, y compris au traditionnel ravitaillement, qui n'est qu'un prêté pour un rendu puisque le calendrier d'une saison fait que l'on participe chez l'un puis chez l'autre.

Or ce fameux fléchage n'est pas une sinécure. D'abord parce qu'il est illégal ! Une loi de 1945 établit qu'il est interdit de dégrader la voie publique. En ce compris d'y déposer quoique ce soit, à commencer par des crachats et autres mégots. Le texte ne le spécifie pas mais cela inclut, comme le comprennent parfois les forces de police, le fléchage à la peinture autre que celui officiel.

Idem pour le balisage par panneaux amovibles qui est mieux toléré car éphémère. Or il est moins visible par le cycliste et ne doit pas empiéter sur la signalisation relevant du code de la route.

Sachant que le travail au sol est plus simple pour l'organisateur et plus confortable pour le cycliste, le balisage des circuits cyclos bénéficie d'une tolérance de bon aloi. Ceci tant que le marquage reste discret, excluant les tags du genre "Vas-y Toto, t'es le plus costaud ! ".

Le travail du flécheur est aussi rendu problématique par les conditions climatiques défavorables au cyclisme. La peinture ne tient pas sur route humide. Mais le balisage d'un parcours prend une journée ou deux à l'équipe de bénévoles qui doivent, bien entendu, avoir reconnu le parcours au préalable. D'où l'angoisse d'avant-organisation.

Faute de "formation fléchage", l'expérience vient à point pour un balisage réussi un système uniforme (couleur, forme et localisation), un dispositif adapté (une flèche tout droit, deux pour un changement de direction à plat et trois en descente, bien avant le virage) et toujours la flèche de rappel !

Un organisateur appliqué fera vérifier son balisage la veille du brevet, sinon le matin même. Car il suffit d'une flèche manquante, disparue ou mal positionnée pour que le peloton s'égare. Et cela arrive !

Photo ci-jointe : Il arrive aussi, comme ici au VTT d'Annay sous Lens, qu'on réagisse différemment au fléchage du parcours.

André TIGNON - www.nordeclair.fr


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Date de création : 23/02/2010 @ 15:55
Dernière modification : 23/02/2010 @ 15:55
Catégorie : André Tignon
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