André Tignon - - En souvenir de cyclistes ordinaires...
Des tombes, mais aussi des plaques ou monuments du bord de route, permettent de se souvenir de "cyclistes" trop tôt disparus. Donc d'honorer leur mémoire et de créer des liens de filiation.
Tignon et Audax Tournai - Les cendres de René Vietto ont été déposées, après sa mort en 1988, au sommet du col de Braus, Alpes Maritimes
Une visite au cimetière pour fleurir la tombe des proches donne l'occasion de s'arrêter aussi sur celles d'illustres cyclistes inconnus. Ainsi Raphaël, au cimetière de Trémentines (49), qui devait être un fameux cyclotouriste, décédé à 70 ans en 2007. Ses proches ont déposé sur sa pierre tombale une plaque, décorée d'un cycliste en action, dédiée "A notre copain de vélo".

Cette mention de l'activité chère au défunt est sans doute plus fréquente dans les cimetières des régions rurales de France que dans nos villes. Raphaël, le cyclotouriste, reposait en effet à proximité d'un chasseur, d'un pêcheur, d'un cultivateur et d'un (jeune !) conducteur de voiture, si l'on en juge par l'illustration des plaques dédiées au souvenir du défunt.

Sur le bord des routes, les monuments au nom de cyclistes disparus concernent souvent de grands champions. Ainsi la stèle dressée, en mémoire de Jean Stablinski., à l'entrée du pavé de la Trouée d'Arenberg proposé aux organisateurs du Paris-Roubaix. Ou encore, parmi d'autres, le cénotaphe (monument au lieu du décès) de Tom Simpson en vue du sommet du Ventoux.

Les cendres de René Vietto (1914-1988), vainqueur d'étape en montagne du Tour de France 1935 puis 1947 (donc avec un record de 12 ans d'écart), ont été déposées au sommet du col de Braus dans les Alpes Maritimes. C'était son voeu, dans son pays et sur ses routes d'entraînement.

Accident de circulation ou problème de santé...

Les "cyclistes ordinaires" honorés d'une plaque ou d'un monument commémoratif sur le bord de la route sont disparus tragiquement. Et dans la fleur de l'âge, souvent victimes d'accident de circulation routière. Ou alors, et c'est tout aussi tragique, d'un inexplicable problème de santé. De nombreuses randonnées cyclotouristes portent le nom d'un ami cyclo trop tôt disparu.

C'est en pensant à toutes les victimes de leur passion cycliste que les Audax Tournai entretiennent, sur les flancs du Mont Saint Aubert, la croix dédiée à Amand Jubaru. De Tourcoing, celui-ci est mort accidentellement, à 27 ans, le 14 juillet 1897 alors qu'il dévalait la colline. D'où sa canonisation officieuse, en 1985, de Patron-Martyr du cyclotourisme.

Photo ci-jointe : Les cendres de René Vietto ont été déposées, après sa mort en 1988, au sommet du col de Braus, dans son pays des Alpes Maritimes.

André TIGNON


Date de création : 03/11/2009 @ 11:44
Dernière modification : 03/11/2009 @ 11:44
Catégorie : André Tignon
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